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MOOD- Faire&Défaire

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« Faire & Défaire »

Mon footing de la semaine dernière m’a amenée encore à une réflexion ‘métaphorexistentielle’…

Je me disais qu’il fallait désormais que je prenne plus soin de moi, de mon alimentation et limiter mes excès d’after hours et diverses mondanités…en d’autre termes changer mes mauvaises habitudes. Il est un adage dont je me suis soudain souvenu, qu’une pré-retraité de PME de province où j’effectuais mon contrat d’apprentissage dans mes jeunes années, ressassait sans cesse avec aigreur : « Magalie ! dans le travail, faire et défaire, c’est toujours faire !» cette phrase me laissait depuis comme un sentiment de réflexion inachevée, telle une petite ritournelle lancinante et amère.

Soudain, cela fait écho à une situation familière. Je pense à toutes les copines de couture qui connaissent comme moi ce moment et qui ont dû se résoudre, à un moment donné, après avoir piqué, pincé, surfilé et effectué la petite surpiqure valeur de couture incluse ; après moult tergiversations, implorations au saint des saints patrons, incantations divinatoires et autres faux espoirs : à devoir dépiquer… le couperet tombe et le jugement est sans appel, je n’ai pas d’autres options que de « Dé-faire ».

Je vous assure qu’en cet instant, précisément, défaire n’a pas la même valeur que Faire.

Tel est le dilemme : Comment réparer mon erreur sans abimer la matière ? (Je vous fais bien sûr grâce de réflexions comme : « comment ai-je pu me planter de la sorte ? »,  « Toutes ces heures passées pour rien », « non mais j’hallucine !! » ou autre :  « je vais me pendre et je reviens »)

Il faut alors puiser dans ses ressources d’humilité les plus profondes et de patience à grand renfort de découd-vite.

Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec toutes ces choses qu’il est difficile de défaire, comme les mauvaises habitudes évoquées au début de cette réflexion…Se défaire des choses que l’on croit immuable car l’on s’y est englué peu à peu: sa consommation excessive de tabac ou d’alcool mais aussi  car, c’est comme cela depuis toujours :  l’usage de l’automobile (oui j’utilise vraiment le mot Automobile même à l’oral) et les usages uniques qui finissent à la poubelle illico comme la consommation de plastique. Autant de sujets sur lesquels nous avons le pouvoir, le devoir de faire bouger les lignes. Alors oui parfois, Defaire, se défaire, peut s’avérer être un combat résolument plus rude que de faire.

Sans transition, je retourne à mon point zig zag, car je viens de faire un bel écart.

Aujourd’hui encore, je dois découdre et tout comme vous, un peu chaque jour, en découdre avec le sourire.

A très vite…

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